L’eau
En effet, le territoire de la commune était parcouru par de
nombreuses sources, rus et étangs. Il est fait mention de ce nom
pour la première fois dans une charte du roi Dagobert, datée de
Clichy le 1er août 635. Aqua Bona est très semblable dans son sens
à Aqua Puta, d’où échange probable de ces deux noms à une
époque où Bona sonnait indiscutablement mieux que Puta. Ainsi,
c’est au XIIème siècle qu’apparaît pour la première
fois la dénomination d’Aquabona.
La famille
de Montmorency
Au XIème siècle, Eaubonne, placée sous l’autorité de la
famille de Montmorency, accueille des notables qui laissent leurs
noms aux fiefs qu’ils tiennent : Charles de Montmorency (la
Cour Charles), Henri de l’Olive (Clos de l’Olive), Jean
Fromont (fief Fromont).
Cependant seuls les propriétaires de la Cour Charles et de Fromont
jouissent dès 1510 du droit de se dire "Seigneur
d’Eaubonne".
Après l’extinction de la famille des Montmorency, les
seigneurs d’Eaubonne jurent foi aux Condé.
Eaubonne se façonne
Au cours du XVIIIème siècle, Eaubonne qui compte 200 habitants va
changer de visage. Le seigneur du lieu, Joseph Florent Lenormand de
Mézières regroupe en sa main les fiefs de la cour Charles, Bussy et
Fromont. Il restructure complètement le village. Il fait appel,
dit-on, à l’architecte Claude-Nicolas Ledoux qui édifie un
véritable ensemble urbain : maisons, rues, châteaux, pavillons de
garde. Cependant, seul le Petit Château peut être attribué à
Ledoux. Lenormand de Mézières, grand mécène, invite le marquis de
Saint-Lambert, membre de l’Académie française, à résider à
Eaubonne. Sa tendre amie, Madame d’Houdetot eut l’heur
de plaire à Jean-Jacques Rousseau qui s’en est fait
l’écho dans ses confessions.
Après la révolution et tout au long du XIXème siècle, Eaubonne
demeure un village où il fait bon vivre : militaires (le Général
Comte Antoine Merlin, le Maréchal Guillaume Dode de la Brunerie),
hommes politiques (le Président du Directoire Louis-Jérôme Gohier),
banquiers (Messieurs Davilliers, Marcuard, Dehaynin, Mirabaud,
Goguel), hommes de presse (Edmond Tarbé des Sablons), écrivains
(Michel Zévaco) s’y retrouvent en villégiature. Plus près de
nous, le poète Paul Eluard ainsi que le peintre Max Ernst y ont
habité.
Au cours du XIXème siècle, la population ne cesse de croître régulièrement ; mais, c’est le chemin de fer, en 1842, et la construction de la gare qui précipitent le mouvement. En quelque cinquante ans, Eaubonne passe ainsi du village de 500 habitants à la petite ville de banlieue parisienne, laquelle organise, dès 1887, son propre corps de sapeurs-pompiers.
Urbanisation et modernité
L’urbanisation modifie considérablement la physionomie
de la commune, les grandes propriétés se morcellent et les premiers
lotissements apparaissent dès le début de notre siècle.
L’année 1931 marque une nouvelle étape de la vie municipale
grâce à la construction d’un important hôpital-hospice
(actuel Hôpital Simone Veil). Depuis cette date, la population
d’Eaubonne n’a cessé d’augmenter et la Ville a dû
faire face aux besoins toujours croissants des habitants
(établissements scolaires, terrains de sport, gymnases, crèches,
bibliothèque, parkings, etc.). Le centre ville a d’ailleurs
subi une complète restructuration.
Malgré
ce brusque afflux de population et la proximité de Paris, Eaubonne
a su conserver son aspect accueillant et verdoyant. A ce titre, la
municipalité se voit régulièrement décerner des prix pour sa
politique de fleurissement.
L’activité économique n’a pourtant pas
suivi ce développement, la plupart des habitants devant travailler
hors Eaubonne et la ville ne pouvant compter que sur de faibles
rentrées de taxe professionnelle pour financer ses équipements et
les services qu’elle propose à la population. Sa
participation à la création de la Communauté d’Agglomération
Val-et-Forêt marque une nouvelle étape de son histoire : celle qui
se construit actuellement.
Retrouvez ce contenu en ligne à l'adresse suivante :
http://www.eaubonne.fr/content/content900.html