Le budget de la ville 2006



 


Sommaire


Archives
Budgets

2012
2011
2010
2009
2008
2007
2006





...........................................................................................................................................................................................................................................................................................


Maîtriser les dépenses tout en maintenant la qualité des services rendus aux habitants, poursuivre les investissements sans alourdir la dette : telles sont, dans un contexte national délicat, les lignes directrices de l’action municipale pour ce nouvel exercice budgétaire. Déchiffrage.


Eaubonne n’échappe pas, bien entendu, à la tendance générale à la dégradation des finances communales. Elle se trouve même plus touchée que nombre de communes puisque notre ville perd, en plus, en 2006, d’importantes recettes qui lui étaient jusqu’à présent versées par l’Etat.

Des dépenses de personnel maîtrisées

Les dépenses de personnel représentent à elles seules plus de 60 % du budget de fonctionnement de la ville. Au niveau national, elles augmentent mécaniquement de 3 % en moyenne. A Eaubonne cette hausse a été contenue à 2,84 % malgré le recrutement d’une chargée de mission environnement, de deux assistantes maternelles, d’un animateur pour le bureau information jeunesse et d’un instructeur pour les permis de construire. Cette dernière tâche assurée auparavent par les services de la DDE, a été mise à la charge des communes sans aucun financement correspondant.
Le “panier du Maire”, qui mesure l’évolution des prix que paient les municipalités, augmente largement plus vite que l’inflation officielle. “Aucun des facteurs principaux ayant assuré le bon équilibre des finances locales ces dernières années n’a de chance de se proroger au cours des années qui viennent” affirmait Philippe Laurent, Président de la commission des finances de l’Association des Maires d’Ile de France, lors du Salon de la Nouvelle Ville, le 4 avril 2006.

A l’heure où les besoins des usagers se multiplient et où l’Etat finance ses réductions d’impôt par des transferts de charges aux collectivités territoriales (régions, départements, communes), l’idée selon laquelle il “n’y a qu’à” diminuer les dépenses lorsque les recettes ne progressent pas autant est aussi simpliste que fausse.

“Gouverner c’est prévoir” dit-on. Cela signifie qu’un budget ne se fait pas avec une vision à court terme sur le seul exercice qu’il finance : l’Etat a supprimé à Eaubonne 981 000 € de ressources régulières, qu’il faut remplacer par des recettes pérennes. Les élus ont donc décidé d’agir selon trois axes forts :

  • répartir une augmentation d’impôts équivalente à la moitié de cette somme sur deux années (2005 et 2006) pour garder des marges de manoeuvre pour l’avenir sans étrangler les Eaubonnais,

  • poursuivre le programme d’investissements prévu en limitant le recours à l’emprunt,

  • offrir aux Eaubonnais un service public de qualité et développer la vie sociale tout en encadrant systématiquement les coûts des actions mises en oeuvre.





Faire mieux avec moins

Cette année, un effort tout particulier de maîtrise des coûts de fonctionnement a été réalisé sur l’ensemble des secteurs municipaux. L’objectif est clair : “faire mieux avec moins” et redéployer les moyens pour maintenir la qualité de service offerte aux Eaubonnais. Ainsi les dépenses de fonctionnement ont pu être globalement contenues à une augmentation de 1,27 %, bien en deçà de l’inflation (évaluée entre 2 et 2,5 % pour 2006) alors que nos recettes totales sont en baisse de 0,20 %, malgré l’augmentation d’impôts de 2,5 %. Dans ce contexte de rationalisation, les priorités de la ville vont à l’éducation, à l’enfance et à la solidarité avec les personnes âgées ou démunies.


L’éducation

En matière d’éducation, on notera l’augmentation du soutien de la ville aux projets d’écoles (+ 50 %, à 46 000 €), qu’il s’agisse des classes autogérées – séjour préparé par les enseignants et les élèves– plus nombreuses et pour lesquelles le quotient familial a été mis en place, ou qu’il s’agisse de projets d’établissement comme celui de l’école Jean Jacques Rousseau I, “Adoptons un jardin”, distingué l’an dernier au niveau national. On peut également citer l’augmentation des dépenses liées à l’amélioration des transports scolaires (+ 48 %, à 50 500 €). Les centres de loisirs maternels voient également leur budget augmenter (+ 14 %, à 141 600 €) de pair avec leur activité d’animation. Dans le même temps, la Ville stabilise ses dépenses en matières de restauration grâce à une meilleure maîtrise des commandes auprès de la Sodexho et un meilleur suivi des impayés.

La petite enfance et la jeunesse

Malgré une baisse globale des recettes, liée essentiellement aux changements d’orientation de la Caisse d’Allocations Familiales, la crèche collective et la halte garderie voient leur activité croître. Le budget de la première augmente de 26 % (à 128 000 €), et celui de la seconde de 7 % (à 16 800 €). Malgré un budget en légère baisse (-3,33 %, à 155 000 €) le secteur de la jeunesse améliore son action auprès des jeunes Eaubonnais avec, notamment, la transformation effective du Point d’Information Jeunesse (PIJ) en Bureau  d’Information Jeunesse (BIJ) : structure tenue par deux animateurs au lieu d’un pour une amplitude horaire élargie et dotée d’un équipement informatique de qualité. On peut évoquer également Eaubonn’ Street, une journée importante en termes de participation, de citoyenneté et de mixité sociale, organisée en partenariat avec les jeunes eux-mêmes et les associations. Enfin, on notera la mise en place de chantiers éducatifs destinés à une dizaine de jeunes, en collaboration avec l’Association départementale de prévention de la jeunesse.

La solidarité

Le budget du Centre communal d’action sociale, auquel la ville participe à hauteur de 982 000 € en 2006 (soit plus de 50 %) reste stable. Cependant, cette stabilité reflète mal le renforcement, encore cette année, de la lutte contre l’isolement des personnes dépendantes par le biais de l’animation - spectacles, sorties, jeux - et leur mise en relation avec les seniors des foyers résidences Condat et Dangien. Le service des soins infirmiers à domicile voit sa prise en charge par la Ville augmenter de 20 %, à 450 000 €. Il en va de même du portage de repas à domicile dont le budget croît lui aussi de 20 %, à 21 800 €. Des travaux à la résidence Dangien -  réfection de logements, climatisation de la salle d’animation - sont prévus pour un montant de 170 000 €. De son côté, l’aide aux familles en difficulté, donnée en concertation avec les organismes caritatifs - Secours populaire, Croix rouge - est en augmentation de 62 %, à 45 725 €.

Investir dans l’avenir

Grâce à une gestion prévisionnelle de ses dépenses, Eaubonne peut, malgré ses difficultés, à la fois faire face à l’entretien régulier de son patrimoine immobilier (3,8 M €), doter les services des matériels et mobiliers  nécessaires à leur bon fonctionnement (800 000 €), consacrer une enveloppe de 200 000 € aux dépenses initiées par les conseils de quartier, rembourser le capital de la dette (2,1 M €), tout en finançant les plus grosses opérations de son programme pluriannuel d’investissement. Les trois projets phares de ce programme vont démarrer véritablement cette année, les études et marchés publics nécessaires à leur réalisation ayant été montés en 2005.

  • Le Centre culturel

  • L’espace jeunesse

  • Le Centre de loisirs maternel du Val Joli

En savoir plus sur les grands projets de la ville



Des financements judicieux

Afin qu’il soit supportable par les Eaubonnais, la municipalité finance cet ambitieux programme d’investissements en ayant recours à toutes les possibilités offertes aux communes. Notamment les subventions, qui ont été systématiquement recherchées de façon à réduire le plus possible le solde à la charge de la Ville. Ainsi, Eaubonne finance le Centre de 51,28 % seulement de son coût global. Cette participation descend à 45,63 % pour le Centre culturel et à 45,11 % pour l’Espace jeunesse, ce qui est remarquable. Notre ville a donc parfaitement su bénéficier des possibilités de financement offertes par les autres niveaux de collectivités territoriales et différents organismes. Si elle ne l’avait pas fait, ces fonds,  destinés à des opérations similaires, auraient bénéficié à d’autres. Elle a aussi privilégié le recours à des ventes de biens immobiliers - qui coûtent plus à la Ville qu’ils ne lui rapportent- inscrites cette année pour 2,3 M€. Enfin, Eaubonne a su aussi maintenir un niveau régulier et constant d’épargne qui lui a permis de ne pas  faire porter les conséquences de ses décisions d’équipement sur les générations à venir et de limiter le recours à l’emprunt à 3,9 M€. Le choix volontaire de répartir le financement de ses investissements sur plusieurs leviers - autofinancement, subvention, cessions immobilières, emprunts - montre que, malgré un contexte difficile, la municipalité continue d’équiper Eaubonne tout en préservant les générations futures.


Un niveau d’endettement sain

Malgré des opérations d’envergure, comme la construction du gymnase Nelson Paillou, l’aménagement de la Coulée verte, la réfection de la piste d’athlétisme et la réhabilitation de l’Hôtel de Ville, l’encours de la dette d’Eaubonne au 1er janvier 2006 a diminué de 4 M€ par rapport à ce qu’il était en 1999, retrouvant le niveau de 2001 (voir graphique).

L’endettement par habitant est limité à 752 € contre une moyenne de 1019 € pour les communes françaises de même taille (source Etat, budgets 2005). L’annuité de la dette d’Eaubonne n’est que de 121 € par habitant, contre 145 € pour la moyenne. Le taux moyen global des emprunts, lui, est réduit à 3,89 %, alors que la moyenne se situe à 4 %.


Imprimer

Retrouvez ce contenu en ligne à l'adresse suivante :
http://www.eaubonne.fr/content/content1020.html