Atelier de danse hip-hop
Respect !
Depuis près d'un an, ils sont une dizaine de jeunes - sans compter les amis qui passent dire bonjour ! - à fréquenter l'atelier de danse hip-hop du Service jeunesse au Centre Unissons. Tous les mercredis et samedis après-midi, Nordine Tazibt, animateur et danseur émérite de 26 ans spécialement formé, "les encadre, les conseille et leur donne des pistes de travail".
Rassemblés au sein du groupe Bad Trip Juniors, ils participent
régulièrement à des compétitions où, au cours de "battles"
(batailles ou affrontements en anglais), les danseurs se mesurent
face à face ou par équipe en rivalisant de virtuosité.
"Créer son propre style"
Mamadou, Lorenzo, Mohamed, Samir et les autres
s’entraînent jusqu’à cinq fois par semaine. Ils ont
d’ailleurs souvent abandonné leurs autres pratiques
sportives. "La danse break, en fait, c’est un art qui demande
beaucoup d’investissement" explique Ilyess. "Une discipline
complète qui réunit travail physique, rythmique et chorégraphique
avec combinaisons de figures et d’acrobaties" ajoute Nordine.
Et tout cela dans un seul but : "créer son propre style". Car si le
break est un plaisir, un défouloir, c’est aussi un moyen
d’exprimer ce que l’on est et ce que l’on
ressent. Pour un observateur extérieur, l’intensité des
"battles" peut passer pour de l’agressivité, mais qu’on
ne s’y trompe pas "on se salue avant et après". Le respect
est d’ailleurs au coeur de toute la discipline : respect de
soi, de son corps, de l’adversaire, de ceux qui vous ont
précédé et respect du travail qui seul mène à la performance.
Hip-hop,
qu’ès aco ?
La danse dont il est question ici, le "break", fait partie de la
culture hip-hop née à la fin des années 70 dans les ghettos
américains. Ce mouvement a essaimé depuis dans le monde entier et
s’exprime aujourd’hui à travers des disciplines aussi
diverses que la danse, la musique (rap, djaying...), les arts
visuels (graff) ou encore les sports de rue (basket,
skate-board...). Le hip-hop rassemble des gens de cultures et
d’origines sociales très différentes autour d’un même
ensemble de valeurs positives.
Des danseurs dans la ville
Nos jeunes amis participant aussi à la vie eaubonnaise,
peut-être les avez-vous vus se produire en ville ? Ils ont fait la
démonstration de leur talent lors de la Fête de la jeunesse,
Eaubon’street, en avril 2006, participé aux fêtes des
quartiers du Mont d’Eaubonne et Jean-Jacques Rousseau en
juin, et ont dansé en octobre lors des résultats des élections du
CMJ. En octobre, sept d’entre eux accompagnés de deux
animateurs sont partis en Allemagne assister au "Battle of the
Year", une compétition internationale qui a vu la victoire
d’une équipe française, le Vagabond Crew. "On a dansé pendant
tout l’événement". En novembre 2006, ils ont remporté une
"battle" face à quatre autres équipes franciliennes lors du
concours Antigravité en Essonne et, en décembre 2006, ils ont été
invités à participer au dernier Hip Soisy Hop. Le début du succès
?