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Du vert dans les espaces


Un diagnostic arboricole



Les arbres sont omniprésents à Eaubonne. En effet, plus de 4500 spécimens sont recensés dans ses espaces verts publics. Leur nombre et leur qualité contribuent d’ailleurs grandement à la réputation de ville « verte » de la commune. Il y a un peu plus d’un an, un diagnostic de cet inestimable patrimoine a été lancé. Ses conclusions, qui devraient être rendues courant février,permettront de connaître l’état de santé de chacun de ces arbres et d’établir un programme d’entretien adapté à leur préservation.


Qu’on se le dise : le temps où les villes géraient leurs espaces verts sans se poser de questions est révolu. Aujourd’hui, à l’heure où l’on prend enfin conscience de l’importance des questions environnementales, le souci du développement durable s’invite aussi dans les pratiques de ceux qui ont la charge des petits poumons citadins. Et Eaubonne n’échappe pas à ce mouvement.


Une gestion différenciée

Certains d’entre vous, par exemple, ont sûrement constaté que tel massif ou tel parterre à proximité de chez eux avait pris, ces temps-ci, des allures un peu différentes. Ces changements sont en fait la conséquence d’un nouveau mode de gestion des espaces verts, appelé gestion différenciée, qui distingue différents types de sites – centre ville, espaces semi-naturels ou périurbains, etc. – et définit pour chacun d’eux un type de fleurissement adapté. Ainsi, en certains endroits, où l’on plantait il y a peu des fleurs annuelles, comme l’impatiens ou la sauge, qui accomplissent leur cycle de vie durant une année civile, on sème désormais des bisannuelles (primevères, giroflée, ) ou des vivaces, plus pérennes.
L’intérêt ? Remplacer des fleurs qui demandent beaucoup de travail et d’investissements – en plants, en produits phytosanitaires - par des plantes tout aussi décoratives, qui réclament moins d’entretien, sont moins gourmandes en eau et nécessitent moins d’engrais. On peut ainsi faire des économies en faisant du bien à l’environnement. Le développement des prairies fleuries, au Val Joli ou sur le talus de la route de Montlignon face à la plaine du Luat, s’inscrit exactement dans cette logique.


De nouvelles techniques de désherbage Un rond-point,
un massif, une noue



De nouveaux aménagements paysagers sont venus s’ajouter dernièrement à ceux qui parsèment déjà notre ville. Sur le rond-pointMichel Zevaco,récemment élargi pour des raison de sécurité,le service des espaces verts a ainsi imaginé une alternanceminéral / végétal sur plusieurs niveaux à partir d’un principe de rocaille. Parmi les espèces retenues, on trouve des plantes vivaces peu gourmandes en eau,telles le yucca ou la lavande. A l’Espace Jeunesse et Familles,c’est un massif méditerranéen qui vient de voir le jour. On y retrouve,là aussi,des espèces résistantes aux conditions sèches (olivier, palmier, lavande, romarin, ail d’ornement...). Un fossé destiné à recueillir les eaux de pluie qui suivent la pente naturelle du terrain – on appelle cela une noue - a été également aménagé en bout de parcelle. On y a semé un gazon résistant à l’immersion et, à proximité, des espèces à fort pouvoir d’absorption (saules,graminées, joncs, carex) ont été plantées.


Ce souci de préserver autant que faire se peut l’environnement, on le retrouve également dans l’adoption de méthodes alternatives de désherbage. Au-delà du traditionnel désherbage à la main – on n’a pas encore trouvé mieux ! – le service des espaces verts a généralisé, dans ses massifs, l’utilisation de copeaux de bois, issus de l’élagage hivernal, qui limite la pousse des mauvaises herbes. Il a également opté pour des désherbants systémiques moins nocifs pour les sols et la microfaune qui s’y développe.
Autre option : la nouvelle balayeuse du centre technique municipal qui, dotée de brosses métalliques, s’avère assez efficace sur certains types de voirie. Enfin, l’équipe des espaces verts a expérimenté dernièrement le désherbage thermique par vapeur d’eau, une technique certes assez onéreuse à l’investissement, mais qui, sur le long terme – 4 à 5 ans à raison de trois passages par an – permet d’éradiquer définitivement les herbes indésirables.


L’eau : un bien précieux à économiser
La question de l’économie de la ressource en eau est, elle aussi, très présente dans la gestion des espaces verts. Et à ce titre, le choix des espèces à planter est déterminant. C’est pourquoi les services de la Ville privilégient désormais les espèces rustiques, peu gourmandes en eau et bien adaptées au milieu urbain. C’est le cas par exemple des érables boule et des catalpas qui seront plantés, en début d’année, sur les trottoirs récemment élargis de la rue Albert 1er. Cette gestion économe de la ressource en eau passe aussi par une utilisation maximale des eaux de pluie. C’est pourquoi il est prévu d’installer deux systèmes de récupération de ces eaux dans le courant de l’année : l’un au centre technique, l’autre sur le site des serres municipales. Dans ces dernières, l’eau récupérée devrait permettre de couvrir près de 90 % des besoins.




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