Des défibrillateurs pour sauver des vies
Depuis
septembre, Eaubonne dispose de défibrillateurs
entièrement automatiques.
Où les trouver ?
Les premiers défibrillateurs d’Eaubonne sont installés dans
les halls de l’Hôtel de Ville et de L’Orange Bleue,
dans les complexes sportifs Georges Hébert et Suzanne Lenglen,
enfin au laboratoire Renard (analyses médicales) 40 rue de
Paris.
Un sixième sera bientôt installé dans la galerie du centre
commercial Simply Market. Quant au septième, son lieu
d’implantation n’est pas encore choisi.
Un
moyen essentiel d’accroître les chances de survie des
victimes d’arrêt cardiaque sur la voie publique
« Si l’on connaît les gestes de
premier secours, si l’on est initié à l’utilisation
d’un défibrillateur et si l’on alerte rapidement le
SAMU ou les pompiers, on augmente considérablement les chances de
survie de la personne qui fait un malaise cardiaque. L’usage
d’un défibrillateur permet d’attendre les secours
en offrant plus de chances à la victime »,
constate
d’emblée Christine Le Gal, chargée en mairie d’Eaubonne
de la mise en oeuvre des règles d’hygiène et de sécurité.
Cela fait plusieurs mois déjà que la Municipalité travaille sur le
sujet à l’initiative et sous la responsabilité d’Yvette
Retureau, adjointe au Maire chargée de la Petite Enfance et de la
Prévention santé. Tout est parti d’un constat sans appel :
chaque année en France, environ 50 000 personnes sont frappées par
un arrêt cardiaque, dont 3 600 pour Paris et la proche couronne,
avec un taux de survie très faible et d’autant plus bas que
le délai d’intervention des secours est en moyenne de 7 à 8
minutes. Or, dans l’idéal, la défibrillation devrait être
réalisée dans les 5 premières minutes suivant l’accident. En
pareil cas, chaque minute qui passe compte et réduit de 10% pour la
victime les chances de s’en sortir. Ce constat, tous les
médecins le font. Aussi, depuis quelques années, à
l’initiative le plus souvent des collectivités locales et
d’associations, la tendance est-elle en France à équiper les
lieux publics de défibrillateurs accessibles à tous en cas
d’urgence et utilisables même sans savoir médical. Au point
qu’un décret du 4 mai 2007 entérine cette pratique et permet
désormais à « toute personne,
même non médecin d’utiliser un défibrillateur automatisé
».
Utilisables facilement sans être
médecin
Eaubonne va donc disposer à son
tour de cinq premiers défibrillateurs dont
l’installation est prévue en septembre (voir leur
localisation dans notre encadré). Et deux autres au moins s’y
ajouteront par la suite car la commune ne compte pas en rester là.
Les défibrillateurs retenus par la Municipalité sont des modèles
entièrement automatiques. « Au
contraire des modèles semi-automatiques avec lesquels il faut que
l’utilisateur presse un bouton pour envoyer la décharge
électrique, c’est l’appareil lui-même qui le fait,
précise Christine Le Gal. Il suffit de brancher les deux électrodes
à l’appareil, de les poser sur la poitrine préalablement
dénudée de la victime et de suivre les consignes données vocalement
par le défibrillateur. Il analyse seul l’activité électrique
du coeur, reconnaît l’anomalie puis délivre le choc
électrique indispensable. Souvent, massage cardiaque ou
bouche-à-bouche sont également nécessaires en plusmais poser les
électrodes donne déjà une chance supplémentaire à la personne
».
Restait évidemment à choisir un fournisseur à la hauteur
d’un tel enjeu. C’est la société suisse Schiller,
l’un des leaders mondiaux en la matière, fournisseur
notamment du SAMU et des pompiers, qui a été retenue. Fabriqués en
France, à Wissembourg (Alsace), dans une usine ultra-moderne créée
en 2002, les premiers
défibrillateurs sont acquis par la commune grâce au don du Rotary
club Eaubonne-Val de France, du Lion’s club et du Comité
départemental olympique et sportif. De leur côté,
l’association de commerçants Eaubonne Energie et le centre
commercial SimplyMarket ont chacun décidé d’en acquérir un
exemplaire.