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Les finances locales
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Le budget de la ville
2010
Sommaire
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UN
ÉQUILIBRE ET DES SERVICES AUX EAUBONNAIS PRÉSERVÉS
Adopté le 30mars, le budget communal
2010 répond à trois impératifs : une solidarité toujours plus
grande, le développement durable et une ville plus attractive.
Regard sur ses orientations.
Chacun d’entre nous le sait à propos de son propre
budget. Mieux vaut toujours équilibrer ses dépenses et ses rentrées
d’argent. Ce qui relève de l’évidence au plan
individuel s’applique aussi aux communes, tenues par la loi
de présenter un budget en équilibre. Cependant, si les contraintes
extérieures ne sont pas sans incidences sur les capacités
budgétaires d’un individu, elles sont également déterminantes
sur celles d’une commune. Cette année, elles ont pour nom,
une fois encore, récession économique et moindre concours financier
de l’Etat aux collectivités locales. Dans un pays dont les
finances sont grevées par la dette publique, les concours
financiers de l’Etat aux collectivités locales diminuent pour
Eaubonne de 1,12%.
Pourtant malgré ce manque à gagner de la part de l’Etat, la
Municipalité ne pouvait demeurer sans agir au profit des
Eaubonnais, notamment les plus démunis d’entre eux. Aussi
a-t-elle conservé pour élaborer son budget les trois axes forts qui
étaient déjà les siens en 2009 : le développement durable, le
renforcement du lien social et de la solidarité, enfin
l’attractivité de la ville.
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Trois priorités
1 Développement
durable
À l’heure où la Municipalité a adopté sa
Charte du Développement
Durable
, la prise en compte de ce mode
de développement reste bien entendu une constante des actions
municipales à venir. Les efforts entrepris depuis 5 ans pour mettre
en place des mesures environnementales dans le domaine des espaces
verts, de la gestion des déchets, du chauffage et de
l’isolation des bâtiments seront donc poursuivis. Certains
portent d’ailleurs déjà leurs fruits et permettent des
économies, par exemple en matière de chauffage avec une baisse de
13% de la consommation de gaz. Le diagnostic de performance
énergétique sur tous les bâtiments communaux se termine. Il
permettra de prévoir les investissements nécessaires pour aller
plus loin. Résolument orientés développement durable, les futurs
bâtiments basse consommation du Val Joli feront l’objet cette
année des études préliminaires à leur construction. Les actions
pédagogiques envers les Eaubonnais, comme la prochaine Journée de
l’environnement, seront également développées.
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Renforcement de la solidarité et
du lien social
Renforcement de la solidarité et du lien social ont
également amené la Municipalité à maintenir sa subvention d’
1 015 000 € au Centre communal d’action sociale. De même
l’aménagement de l’espace intergénérationnel Chénier,
aux Dures Terres, constitue une autre priorité de cet exercice
budgétaire. Achevé en 2009, le diagnostic d’accessibilité à
la voirie et à l’espace public pour les personnes à mobilité
réduite donnera lieu dès cette année sur le terrain aux premiers
aménagements spécifiques. Les secteurs Education, Jeunesse, Culture
et Sport sont, dans ce contexte, considérés eux aussi comme
prioritaires. |
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L’attractivité
de la ville
Enfin, la Ville entend rendre plus grande
l’attractivité d’Eaubonne pour ses habitants et vis à
vis de l’extérieur. Les subventions aux associations pour
développer leurs projets sont maintenues. L’Orange Bleue
continue de proposer à tous une programmation de qualité, centrée
sur le spectacle vivant. Et les actions en faveur du cadre de vie
(fleurissement de la ville, propreté et entretien des espaces
verts) restent pleinement d’actualité.
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Des services maintenus
Comme tout
budget, celui de la commune présente naturellement deux sections :
le fonctionnement et l’investissement avec pour chacune
d’elles des recettes et des dépenses. La section de
fonctionnement recouvre tout ce qui concerne la vie courante, en
somme les dépenses indispensables pour que les services municipaux
assurent leurs missions au bénéfice des Eaubonnais. Elle constitue
de ce fait la part la plus importante du
budget.
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Dépenses
Ces dépenses ont été contenues au
maximum sans nuire pour autant à l’efficacité globale des
services.
Elles seront cette année de 23 775 000 €.
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Globalement, elles s’accroissent de 1,04%, soit
moins que l’inflation prévisionnelle.
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Malgré la réintégration d’une partie du personnel
de la restauration scolaire, les dépenses liées au personnel
diminuent d’environ 0,4% en raison du transfert de la
Médiathèque Maurice Genevoix à la Communauté d’agglomération
Val-et-Forêt.
Recettes
En regard des dépenses, les
recettes seront de 25 550 000 €, soit une évolution de
l’ordre de 0,27%.
-
Sur ce total, 2,5M € proviendront des redevances
payées par les usagers, 1,7 M € des subventions et
participations diverses perçues par la Ville (en baisse de 3,62%),
6,1M€ des dotations de l’Etat (baisse de 1,12%) et 14,7
M € de la fiscalité (hausse de 1,2%).
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Augmentés en 2010, les impôts locaux constituent la
source majeure de financement du fonctionnement. Ils équivalent à
eux seuls à une rentrée d’argent de 12,8M€, complétée
toujours au titre de la fiscalité par 1,2 M € de taxes
diverses et 0,9 M € versés à Eaubonne par la Communauté
d’agglomération Valet- Forêt.
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Des investissements
soutenus
Si, au sein du
budget communal, la section de fonctionnement touche à la vie de
tous les jours, la section d’investissement a plus
précisément pour vocation de préparer l’avenir. C’est
elle qui concerne les acquisitions par la Ville de matériels
durables, notamment informatiques, de terrains ou de bâtiments,
ainsi que l’entretien du patrimoine et la réalisation des
différentes opérations d’urbanisme : construction
d’installations sportives, modernisation des locaux scolaires
et création de nouveaux équipements.
Les dépenses
d’investissement
Cette année, les dépenses
d’investissement
se monteront à 8 475 000
€.
L’entretien du
patrimoine y interviendra tout d’abord pour
2,3 M €.
Le renouvellement des
matériels et du mobilier pour les écoles, la petite enfance, les
centres de loisirs périscolaires et les services municipaux
reviendra à 260 000 €.
Les acquisitions de
matériel, logiciels et câblage informatiques représenteront 170 000
€.
600 000 € serviront à
financer des études d’urbanisme et à réaliser des
acquisitions foncières.
Le remboursement du capital
de la dette communale, après un budget 2009 réalisé sans recours à
l’emprunt, représentera 2,3 M € (contre 2,6 M €
l’an dernier).
Enfin, les investissements
nouveaux nécessiteront environ 2,7 M € pour la reconstruction
du stade Paul Nicolas, les sanitaires du groupe scolaire Paul Bert,
la première tranche des travaux de la rue des Callais, le lancement
de la réfection de la salle des fêtes et la réalisation de
plusieurs opérations initialement envisagées en 2009 mais reportées
à cette année : aire d’accueil des gens du voyage, espace
intergénérationnel Chénier et aménagement de la rue de Soisy.
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Les recettes
d’investissement
Equivalentes aux dépenses à
l’€ près, les recettes d’investissement auront
plusieurs origines.
3,5 M € résulteront de
la vente de plusieurs terrains dont celui de la rue Fauveau destiné
à la construction d’un Etablissement hospitalier pour
personnes
âgées dépendantes (EHPAD) et le parking des Bouquinvilles cédé
dans le cadre de l’aménagement de la ZAC gare à
Val-et-Forêt.
1,1 M € proviendront
des dotations et participations (fonds de compensation de la TVA,
100 000 € de la Taxe locale d’équipement et du Versement
pour dépassement du plafond légal de densité (VDPLD).
S’y ajouteront 630 000
€ de subventionsen provenance de la région Ile de France et du
département du Val-d’Oise.
Un recours à l’emprunt
sera cependant nécessaire à hauteur de 1,4 M €, tout en
continuant la diminution de la dette (18,8 M € cette année
contre 20 M € l’an passé).
Enfin, le reste proviendra
des capacités d’autofinancement de la Ville.
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L’équilibre
financier : une ardente obligation
Pour préserver l’avenir et
compte tenu de ressources en baisse, la Municipalité n’avait
pas d’autre choix que d’augmenter les impôts.
Explication de la situation par Jean Aubin, adjoint au Maire chargé
des Finances.
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Eaubonne Magazine : Le budget
communal vient d’être adopté. En quoi constitue-t-il un temps
fort de la vie de la ville ?
Jean Aubin : Le vote du budget est un acte à caractère
juridique qui autorise la commune à percevoir des recettes et à
engager des dépenses pour l’année. Toute l’activité de
l’année, aussi bien dans le domaine du fonctionnement,
c’est-à-dire des services rendus à la population, que dans le
domaine de l’investissement, c’est-à-dire des
évolutions de la ville, en dépend. C’est un moment fort de la
vie de la ville, qui permet de traduire financièrement les
priorités de la politique municipale
Eaubonne Magazine : Venons-en au
contexte politique. Le gouvernement a annoncé la suppression de la
Taxe professionnelle et une réforme des collectivités locales.
Quelles incidences cela aura-t-il sur le budget de la commune
?
Jean
Aubin : La conjoncture économique est celle d’une
diminution globale des dotations de l’Etat et de baisses
indirectes comme les subventions de la CAF qui diminuent
d’année en année. Ceci alors qu’à l’inverse, les
hausses du coût de la vie induisent des frais supplémentaires pour
les communes. La réforme des collectivités territoriales aura
également des incidences. Actuellement, département et région ont
des compétences générales assez larges et peuvent intervenir dans
de nombreux domaines. Mais il est question de leur attribuer des
compétences spécialisées, limitées à des domaines bien précis. Cela
fait craindre une baisse des capacités des collectivités à
subventionner dans le futur de nombreux projets communaux.
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Eaubonne Magazine : Comment
équilibrer le budget dans ces conditions ? La hausse des impôts
était-elle la seule solution ?
Jean Aubin: Elaborer un budget nécessite prévision et
arbitrages. Une ville a besoin d’une capacité
d’auto-financement pérenne sur le long terme. Cette capacité
résulte de la différence entre les recettes et les dépenses. Depuis
plusieurs années, nos ressources baissent, entraînant une
diminution de notre capacité d’auto-financement. Pour
redonner à la ville cette capacité à la fois immédiatement mais
aussi sur le long terme, nous ne disposons que de deux axes
d’actions : soit diminuer les dépenses, soit augmenter les
recettes. Nous avons bâti l’équilibre du budget sur un savant
mélange des deux options, tout en confirmant un choix politique
fort : maintenir dans cette période de crise le niveau des services
rendus aux habitants. Nous avons demandé aux services municipaux
d’encadrer le plus possible leurs dépenses de fonctionnement.
Pour obtenir la capacité d’auto-financement dont la ville a
besoin, il nous faut faire appel aux Eaubonnais et leur demander de
participer par une hausse des impôts que nous avons calculée au
plus juste, à 8 %.
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