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Le développement durable et la gestion différenciée des espaces

Les méthodes

Préservation de la biodiversité

Traiter les espaces verts de façon « traditionnelle » banalise et altère gravement la biodiversité. La gestion différenciée diversifie les milieux, la faune, la flore et les paysages et permet ainsi à la nature de revenir en ville. Dans toutes les créations florales ou la conception de nouveaux aménagements, la volonté de diversifier la palette végétale est affirmée. La production saisonnière comprend environ 120 espèces et variétés, 30 pour les plantes vivaces et 25 pour les bulbes. Les arbres et arbustes participent intégralement à la mise en place du fleurissement des 4 saisons. De nouvelles espèces ou variétés sont essayées et intègrent les massifs. Voici quelques nouvelles espèces plantées Acer griseum, Prunus subhirtella ‘Automnalis’, Prunus tenella, Acer palmatum ‘Bloodgood’, Syringa x laciniata, Ilex meserveae ‘Heckenpracht’, Rhododendron hybry ‘Erato’ Inkarho.

Pour maintenir une biodiversité, le service Parcs et Jardins multiplie les types d’espaces et donc conserve des techniques horticoles. Sur l’ensemble de la ville, il sera retrouvé :

  • des plantations hors-sol permettant de fleurir des espaces minéraux,
  • des espaces verts à vocation horticole situés en centre-ville et autour des bâtiments recevant du public.

Le fleurissement est plus diversifié et l’entretien est plus soigné avec des ajouts d’éléments de décorations :

  • des espaces verts traditionnels se déclinant par un fleurissement plus simple et un entretien soigné,
  • des espaces verts en jachère car la ville a en sa possession des terrains non utilisés.

Leur entretien est très minime permettant l’installation d’une flore indigène et spontanée. Ces surfaces créent des corridors verts sur l’ensemble de la ville permettant la migration d ‘une certaine faune. La multiplication des catégories d’espaces permet de maintenir une biodiversité mais aussi de pratiquer des techniques horticoles anciennes (ex mosaïculture) et nouvelles (ex taille douce). Le principe est de maintenir l’existant mais de le gérer raisonnablement.

Modification des techniques

Depuis quelques années, le service Parcs et Jardins essaie de modifier ses pratiques. Il ne s’agit pas de rejeter les anciennes pratiques mais de les moduler et de les appliquer plus raisonnablement. Des gestes sont à présent systématisés et intégrés dans la gestion du fleurissement et des espaces. Plusieurs exemples peuvent être cités

  • Gestion des plantations arbustives, arborées et de vivaces en fonction du temps. Les averses permettent de réduire l’arrosage par l’eau de ville
  • Taille des arbustes et des arbres en taille douce si le contexte le permet. D’une taille dirigée ou en topiaire pour faciliter les accès ou pour avoir un végétal structuré- Limitation des gastéropodes par le retrait de zones refuges, comme les cotonéasters- Des massifs sont repensés afin d’être gérés plus raisonnablement comme le remplacement d’arbustes vieillissants par de nouvelles variétés adaptées au contexte du site.

Limitation des intrants

Le service Parcs et Jardins a choisi de modérer ses interventions sur les surfaces en gestion. Avant les plantations saisonnières, du lombricompost est incorporé au sol et les engrais de synthèse sont remplacés par du sang desséché, de la corne torréfiée et du Biactériosol. Pour le fleurissement hors sol, il est utilisé un substrat avec un rétenteur d’eau et au cours de la saison, les bacs sont arrosés par un engrais naturel à base de betterave. Lors des plantations d’arbustes, un paillage constitué de broyat d’arbres (suite aux élagages en régie) surfacera les pieds d’haies et d’arbres en alignement. Tandis que sur certaines surfaces, il y sera déposé du mulchao ou du chanvre, matériaux alliant les bienfaits d’un paillage et son esthétisme. L’utilisation de produits phytosanitaires se limite à l’emploi d’un glyphosate pour les surfaces perméables sur la voirie. Concernant les serres, des raisons logistiques rendent la lutte biologique impossible. Donc pour limiter les traitements, les agents sont tenus de pratiquer des gestes simples évitant la diffusion des ravageurs ou des maladies cryptogamiques. De même, il n’est pas utilisé d’engrais, mais un produit dit « homéopathique » ressemblant à une infusion. Il est totalement inoffensif pour l’environnement et l’homme.

Préservation de la ressource en eau

La gestion de la ressource en eau est un point focal des préoccupations de la municipalité. Etant donné la vétusté générale de l’arrosage automatique, le service Parcs et Jardins prévoit le remplacement de l’ensemble des systèmes au fur et à mesure. Des pluviomètres ont été installés sur les ronds-points de la ville permettant le déclenchement de l’arrosage automatique, si besoin. Pour un gain de temps humain et un arrosage plus apprécié par les plantes, il est en projet d’automatiser une grande partie des sites restés en arrosage manuel, comme pour les suspensions.

Au Centre Technique Municipal, des réservoirs de 10 000 l récupérateurs d’eaux pluviales ont été installés. Ils permettent d’alimenter en eau les sanitaires et la laverie pour les véhicules.

Il ne va pas sans dire que le service Parcs et Jardins veille à choisir des plantes plus rustiques et moins exigeantes en eau.

La gestion différenciée n’est pas une science exacte avec des pratiques ou techniques toutes faites. Il faut travailler avec le végétal et son environnement. En tant qu’intervenant, on doit s’adapter, essayer et savoir rebondir en cas d’échec.

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